
En septembre 2005, les dirigeants du monde se rassembleront à un Sommet des Nations Unies en vue d'examiner les progrès réalisés depuis la Déclaration du millénaire et de régler les principales questions se rapportant à la réforme des Nations Unies. En prévision de cette rencontre, les États membres ont demandé au Secrétaire général Kofi Annan de présenter un rapport sur la mise en oeuvre des objectifs du Millénaire. Son rapport, Dans une liberté plus grande, proposait un programme audacieux de « priorités absolues » pour le Sommet de septembre. Il demande surtout aux chefs d'État et de gouvernement « d'adopter le principe de la responsabilité de protéger comme fondement de l'action collective face aux génocides, nettoyages ethniques et crimes contre l'humanité ».
Le rapport Dans une liberté plus grande fait fond sur le rapport du Groupe de haut niveau sur les menaces, les défis et le changement, publié en décembre 2004 et le rapport du projet du millénaire (pour atteindre les objectifs de développement) publié en janvier 2005.
Le Groupe de haut niveau a été lancé en 2003 pour étudier tout l'ensemble des menaces à la sécurité et faire des recommandations sur la réforme politique et institutionnelle requise pour maximiser l'efficacité des Nations Unies. Le rapport du Groupe, Un monde plus sûr : notre affaire à tous, souscrit à la nouvelle norme prescrivant une obligation collective internationale de protection en cas de tueries massives. Le Groupe recommandait en outre que les lignes directrices régissant l'utilisation de la force, qui vont dans le même sens que celles qui ont été proposées dans la Responsabilité de protéger, soient adoptées par l'Assemblée générale et le Conseil de sécurité des Nations Unies.
Pour retourner à : La responsabilité de protéger - Rapport de la Commission internationale de l'intervention et de la souveraineté des États.